Mercredi 13 janvier 2010
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Je ne regrette pas de vous avoir quitté, mais l'exil c'est pas facile, oh put..., je
fais des rhymes quand arrive la déprime. Non, c'est vrai que partir à la découverte d'un autre pays dans le cadre du travail, on a vu mieux surtout pour travailler dans un bureau sur
l'ordinateur. Mais sans cette opportunité , il n'y aurait pas de voyage. L'un dans l'autre, il faut le payer d'une manière ou d'une autre ce voyage. le décalage horaire ne fallicite pas non plus
le contact direct avec les amis, la famile et voilà: quand il est midi chez vous il est 6h ici, quand il est midi chez moi, il est 18h à la maison (Ru de Vrou comme Poitiers), et quand il est 18h
chez moi et bien ça fait??? les matheux auront de suite trouver, ça fait???? , ça fait???? Minuit, bien joué à toi, si tu as trouvé avant que je ne te donne la réponse.
Pas facile, le midi de se dire qu'après manger je buvais un café, toujours bien accompagné, le café c'est plus qu'une boisson en fait, c'est un moment privilégié pour discuter. Ici,
comment faire, les collègues du laboratoire n'ont pas l'air d'être café après manger. La moisissure sur le filtre, lorsque je l'ai changé, me confirme que le café c'est pas tous les jours. La
mentalité au travail à l'air d'être assez individualiste, même si je ne suis pas encore bien intégré au sein de l'équipe de kinésiologie du laboratoire, on ne sent pas de camaraderies entre
eux.
On m'invite à manger avec tout le monde le midi, ok, parfait et là pas grand chose à dire parce que je ne comprends rien à ce qu'ils disent, j'ai la chance d'avoir une collègue qui n'a pas
trop l'accent mais les autres. Oulà!!!!! J'ai entendu parler d'allumettes, de poisson, de glace, j'en ai déduis qu'on parle de pêche, mais le coup de la pêche à l'allumette, j'ai pas tout saisi.
Ne rien comprendre me parassait marrant au début, mais au travail ça me freine plus qu'autre chose.
Pour résoudre ce problème, je n'ai qu'une hate, enfin trouver l'organisation dans mon temps de travail pour aller nager un peu et rencontrer la communauté aquatique de l'université. Je
n'ai pas encore trouvé le temps de nager et courir, pour ce qui est du vélo c'est un autre temps qui n'est pas génial, en tout cas ce qui est sur c'est que l'ambiance du Stade Poitevin Triathlon
me manque. Je ne sais pas qui je vais m'amuser à faire criser en arrivant 10 minutes en avance et en rentrant dans l'eau avec un quart d'heure de retard.
Pour finir sur une touche d'humour, je vais vous raconter un grand moment de soitude, que j'ai eu au supermarché. Je fais mes courses, avec du mal bien sur, se retrouver dans un lieu que
l'on fréquente dans n'importe quel pays industrialisé. Je me suis perdu dans les rayons, j'ai pas trouvé ce que je voulais. En fait, il y en avait mais ça se dit pas pareil dans cette langue que
je veux comprendre à tout prix. Enfin bon, j'arrive à trouver le nécessaire, de quoi manger et du dentifrice, épuisé le fond de mon mien.
D'ailleurs en parlant de dentifrice, ici quand tu te laves les dents le matin, tu le sens bien. Les publicités qui disent, Colgate, Signal te donnes la bouche fraîche, c'est VRAI. Croyez
moi qu'à moins 15 tu te demandes pourquoi tu tu t'es lavé les dents, ça pèle dans ta bouche.
Bon, j'en reviens à mon magasin, je finis mes courses, je vais payer comme toute personne civilisée que je suis. Le type passe mes articles, NORMAL. Mais au bout de la caisse, il y a une
nana, non pas qui me drague parce que c'est marqué sur ma tête que je vais lui dire non. Bon et bien cette nana, elle est là pour ranger les courses dans ton sac (que tu paies au passage). Donc
moi, le puceau de ce système, je crois que c'est comme les mecs qui une fois que t'arrives au feu, sautent sur ton pare-brise, l'innondent de leurs mélanges eau-produit-vaisselle et encore de
l'eau, et qui à la fin te réclament de l'argent. Donc je crois que la fille est une de ces personnes là, donc moi je dis non c'est bon je vais le faire, soucieux de présever mon pouvoir
d'achat et surtout de pas passer pour un gros radins aux yeux des autres personnes présentes à ce moment. Donc le caissier, la dame de derrière, le formateur du caissier me regardent du style
d'où il sort il fait ses courses avec son gros blouson de ski, son echarpe au tour du couo, alors qu'il fait une moyenne de 24° dans tous les locaux de Montréal. Bref le boulet, jusqu'à ce
qu'elle me dise que c'est son travail. Alors en fait elle est emballeuse, empaqueteuse, faiseuse de sac de courses, enfin bon je ne sais pas comment ça s'appelle comme travail, mais ça
existe.
Voilà tout simplement...